Relancée il y a quelques mois par un article du magazine économique américain Fast Company, l'idée selon laquelle les DRH sont mal aimés autant par les dirigeants que par les employés et les candidats refait surface. Du coup, la profession n'a pas particulièrement la côte et l'ANDCP (Association Nationale des Directeurs et Cadres de la fonction Personnel) affirme que les futurs candidats à des postes en RH n'ont plus envie de jouer ce rôle d'amortisseur, secoué par la route et la voiture !
Pourtant, selon l'étude réalisée par « Entreprise et Personnel » sur les jeunes RH, si ceux-ci semblent désenchantés, ils restent bel et bien engagés. Ils réclament tous des "inflexions fortes dans les politiques RH et leur mise en oeuvre" et veulent être plus efficaces afin de vraiment faire bouger les choses. On peut, dès lors, se demander ce qu'est l'efficacité en ressources humaines.
Qu'est-ce qu'une politique RH efficace? Quels critères permettent de mesurer cette fameuse efficacité?
L’équipe TASTE

Je suis un jeune diplômé de la filière RH et il est vrai que les enseignants de cette filière cultive également cette image.
A part le traditionnel "je fais le plus beau métier du monde", l'image de la RH comme la plus intenable position de l'entreprise est largement véhiculée par certains praticiens.
Par ailleurs, cela contribue également à une distorsion entre l'offre et la demande de cadres RH. Les juniors peinent à trouver un premier emploi car ils sont souvent jugés trop tendre pour la fonction. Les formations souvent animés par des praticiens sont pourtant de plus en plus pragmatiques et les recruteurs gagneraient à faire davantage confiance aux jeunes RH.
Rédigé par : Tranchant Sébastien | 11 janvier 2007 à 16:42
Le métier des RH est effectivement assez peu enclin à recruter de jeunes diplômés. Néanmoins, les formations se spécialisent et deviennent plus pertinentes, plus crédibles depuis une dizaine d'années. Je pense notamment à l'IGS, l'ISFOGEP, le CIFFOP, 3ème cycle RH ENS Cachan, etc...)
Les portes commencent donc à s'entrouvrir, mais la gestion des RH est aussi un métier de patience.
Quant à la position la plus intenable de l'entreprise, elle n'est pas la propriété exclusive des RH ! C'est le monde de l'entreprise qui demande de trouver des compromis et de tenir parfois des positions apparemment contradictoires. Tout est affaire de talents et de négociations.
Rédigé par : Sébastien Bompard | 19 janvier 2007 à 09:51
Je suis tout à fait d'accord avec l'intervention de Sébastien Bompard.
Diplômé de Sciences Po (cursus classique en 5 ans + Master RH Intégré), j'ai beaucoup hésité avant de faire le choix de compléter mon profil par un autre 3ème Cycle RH à l'ISFOGEP.
Certes la formation est beaucoup plus pragmatique mais elle ne fait pas tout !
Depuis quelques années, les universités et les écoles tendent à fortement professionnaliser leurs cursus. Cette tendance est très positive mais elle renforce le mauvais penchant que sont en train d'adopter les entreprises: Ne plus assumer le rôle qu'elles ont elles-aussi dans la formation des jeunes diplômés. L'entreprise attend des études supérieures qu'elles livrent de la ressource humaine de haute qualité immédiatement "consommable". Cette attente est légitime mais doit aussi s'accompagner d'une reconnaissance de leur propre rôle de formation: les entreprises doivent transformer l'essai !
Dans le domaine des RH, avec un ou deux diplômes Bac +5 et 1 an de stage, il est encore difficile de trouver un premier emploi de généraliste RH (RRH Junior, Chargé de mission RH).
C'est du vécu !
Par ailleurs, je vais abonder dans le sens de Sébastien Bompard pour dire que les RH n'ont pas le monopole des difficultés en entreprise.
Rédigé par : Tranchant Sébastien | 30 janvier 2007 à 18:06