Narrativité et GRH font-ils bon ménage ?
Tout d’abord, rappelons que le CV est un document assez normé, avec ses règles et ses écueils. Le candidat doit respecter un cadre précis tout en devant se démarquer et donner un sens à son parcours.
Première question : qu’est ce qui différencie un CV narratif d’un CV factuel ?
Dans un CV narratif, le candidat va raconter son histoire. C’est-à-dire qu’il va entre autre créer de la cohérence dans son parcours et le scénariser. Les dates, la progression (un début, une fin), un héros, des lieux sont des aspects clés d’un récit. Un CV factuel, sera composé d’une liste de compétences. Cette forme de CV ne met pas en perspective l’histoire du candidat. La démarche est davantage analytique et scientifique.
A priori, notre métier consiste à valider des compétences. Nous devons nous attacher à des faits et critères objectifs. La littérature autour de ce sujet va également dans ce sens.
Pourtant, l’étude que nous avons menée avec l’équipe de l’ESCP-EAP montre bien qu’à compétences égales, un CV narratif a plus de chance d’être sélectionné qu’un CV factuel.

Bonjour,
Intéressant cette étude. Où peut-on se la procurer ?
(si vous pouvez me l'envoyer par mail, je suis preneur !).
Rédigé par: Yannick Fondeur | 27 novembre 2008 à 14:59
Bonjour,
Merci pour l'interêt que vous avez porté à cet article.
Pour plus d'informations sur le Storystelling, je vous renvoie au livre de Christian Salmon Storrytelling:La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits ?
Concernant l'étude plus axée RH, nous avons aidé des chercheurs/professeurs en GRH à monter cette étude universitaire qui n'a pas encore été publiée. Dès que l'étude aura vocation à etre publiée, nous reviendrons vers vous.
Merci,
Nadia RODRIGUE
Rédigé par: Nadia RODRIGUE | 18 décembre 2008 à 14:35
Merci, mais pourriez-vous d'ores et déjà me donner le nom des collègues qui ont mené ladite étude ? (vous avez mon mail)
Rédigé par: Yannick | 16 janvier 2009 à 22:58
Et pourtant, dit en français c'est plus clair: il y a des cv qui racontent une histoire, d'autres préfèrent le pluriel.
On voit donc bien l'intérêt à utiliser le français plutôt que l'anglais passe-par-trous, lequel finit probablement chez les pratiquants du pidgeon-english. Faire simple, clair, dénué de frivolités ou de préciosités pseudo-élitiste, c'est le premier devoir d'un communicateur. ... et sans tomber dans la vulgarité ou la fabrication de clone, surfaces visqueuses.
Dans un cv: parler clair, dans les yeux (pour éviter les problèmes auditifs). ;-)
Rédigé par: Don Vits | 10 août 2009 à 14:05